Expressions populaires. On les emploie au quotidien, mais que veulent-elles dire et quelle a été leur origine ?

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Les expressions populaires, on les utilise ou les entend tous les jours mais que veulent-elles dire exactement, d'où vient leur origine…

Pensez à nous en proposer d'autres, à nous signaler de nouvelles acceptions, des coquilles ou anomalies…

A LA QUEUE LEU LEU :  Leu, loup en vieux françois. Marcher l'un derrière l'autre en mettant nos pas précisément dans les traces de celui qui nous précède. Se déplacer à la façon des loups quand ils sont en meute.

A MARQUER D'UNE PIERRE BLANCHE : A la période de l'Empire, sous Napoléon, les conscrits étaient recrutés par tirage au sort dans les villages. Pierre noire c'était l'enrôlement, pierre blanche l'exemption.

AMUSER (ou EPATER) LA GALERIE : Le jeu de paume, prédécesseur de nombreux sports pratiqués avec une balle se pratiquait le plus souvent dans des galeries couvertes où les spectateurs étaient très nombreux. Les joueurs rivalisaient de figures acrobatiques efficaces pour mériter les applaudissements. Roland Garros avant l'heure !

ATTENDRE CENT SEPT ANS : Il est plus que probable que cette expression fasse référence à la construction de la cathédrale Notre Dame à Paris. Décidée en 1160, elle s'achèvera en 1330, soit 170 ans plus tard. Une mauvaise transcription, une dyslexie, et 170 se transforma en 107.

AVOIR DU TOUPET : Au XVIIème siècle en Italie, les puissants dignitaires avaient pour habitude de faire appel à des bravi, qui n'étaient que des tueurs à gages, pour se débarrasser de personnes gênantes.  On les reconnaissait et les fuyait à la grande mèche de cheveux qui leur masquait le visage lorsqu'ils commettaient leurs forfaits.  Leurs commanditaires les protégeaient et ils ne craignaient pas grand chose de la justice.

AVOIR LA PECHE : Ce fruit à la peau veloutée et sa couleur rose dominante a toujours été comparé à la bonne santé humaine et à l'énergie. Les admirateurs du noble art (boxe) l'emploient aussi depuis longtemps pour qualifier le punch exceptionnel d'un pratiquant.

AVOIR UN CŒUR D'ARTICHAUT : Se dit d'un amoureux au cœur tendre, à l'instar d'un artichaut que l'on effeuille patiemment jusqu'à atteindre son cœur.

AVOIR UN NOM A COUCHER DEHORS : A une époque où les auberges étaient assez rares, leurs tenanciers donnaient la priorité aux noms nobles ou bourgeois ; ceux qui n'avaient pas cette chance passaient plus souvent la nuit dehors.

A VOS SOUHAITS : Dans la Grèce Antique, on pensait qu'éternuer était susceptible d'extraire l'âme du corps. Une psychose s'installa et la parade fut de protéger immédiatement l'éternuant en lui délivrant des messages plus ou moins religieux dont celui-ci.


BALAYER DEVANT SA PORTE : Avant que le ramassage des ordures ménagères ne fût institué, la circulation dans les ruelles aurait été impossible sans que les riverains ne balaient chaque jour devant chez eux.


CA NE MANGE PAS DE PAIN : Remonte certainement au XVIIème siècle. A l'époque le pain était une denrée très chère. Les ménages pauvres rognaient sur leur budget pour en consommer quelquefois, on "mangeait du pain". A contrario quand on n'achetait que des produits courants et peu chers "ça ne mangeait pas de pain".

C'EST LA BOUTEILLE A L'ENCRE :
Autrefois on disait "clair comme une bouteille à l'encre". Désignait déjà une situation inextricable en la comparant à une bouteille vide ayant contenu de l'encre, donc restant opaque avant d'être lavée.

COINCER LA BULLE : L'artillerie devait bien aligner ses pièces et les soldats le faisaient au niveau à bulle. Une fois le réglage effectué une attente plus ou moins longue s'installait.

COMPTER POUR DES PRUNES : Après un fiasco complet, des croisés revinrent de Damas avec seulement quelques pruniers dont ils avaient apprécié les fruits particulièrement juteux. Le roi très courroucé s'écria : "Incroyable, vous n'êtes partis si loin et si longtemps que pour des prunes ?" Evidemment la remarque fit vite le tour du pays.

CON COMME LA LUNE : Fait référence à l'aspect que l'on a de cet astre depuis la terre ; un vulgaire caillou sans intérêt qui paraît sans vie.

CONTRE VENTS ET MAREES :Le courage dont font preuve les marins afin de mener leurs  bateaux à bon port, contre vents et marées.

COUSIN GERMAIN : Ce n'est évidemment pas en référence avec les germains, peuplade teutonne au Moyen-âge, mais bien sûr à la parenté sanguine. Le mot trouve son origine dans le latin "germanus".


DAMER LE PION : Directement inspiré du but premier du jeu de dames, parvenir au dernier rang du camp adverse et transformer son jeton en dame. Par extension se dit de quelqu'un qui arrive à passer devant les autres.

DECROCHER LA LUNE : Avant sa conquête spatiale cet astre nous semblait inaccessible, nous pauvres terriens. Tout comme un amoureux prêt à tout pour conquérir sa belle.

DECROCHER LA TIMBALE : Pendant des siècles l'attraction principale des foires était de voir les jeunes gens tenter de grimper en haut d'un très grand mât lisse au pour en ramener des friandises ou autres cadeaux parmi lesquels une timbale d'argent.

ECOLE BUISSONNIERE : Les premiers protestants, qui ne pouvaient étaler publiquement leur foi sans risque, se réunissaient secrètement lors de buissonnières.  Ils employaient toutes sortes de ruses pour que l'on ne remarque pas leur absence, comme le font depuis toujours bien des écoliers.

EN FAIRE TOUT UN FROMAGE : Réussir un bon fromage est très difficile et requiert des ingrédients de qualité ainsi qu'un savoir-faire. Par dérivé on a tendance à répondre à quelqu'un qui donne trop d'importance à quelque chose de véniel, "qu'il n'y a pas de quoi en faire un fromage".

ENFANT DE LA BALLE : Encore tiré de l'époque où le jeu de paume était très populaire. Des générations de garçons se sont succédées, chacune copiant puis améliorant les gestes de leurs prédécesseurs. Le monde du cirque fut le premier à reprendre cette expression.

ETRE BLANC COMME UN NAVET : Navet était le surnom donné aux tisserands lyonnais. Leur teint toujours blafard dû aux longues heures passées dans leurs ateliers mal éclairés les faisait reconnaître parmi mille. Qualifiés aussi de "canuts"  qui signifie "blanc" en langue d'Oc.

ETRE DANS LA LUNE : Sans l'affirmer, il est tentant de supposer que les rêveurs laissent plus aisément vagabonder leurs pensées  le soir venu. Que voyons-nous de plus brillant et qui se détache dans le ciel sinon la lune ? La logique populaire a fait le reste. ..

ETRE DANS LE COALTAR : Non, non, pas de faute d'orthographe, le coaltar est un goudron. Les ouvriers qui l'étalaient à chaud, surtout sur les chantiers navals, inhalaient les émanations toxiques qui les "saoulaient". Hébétés et titubants, l'expression avait trouvé son fondement.

ETRE LA COQUELUCHE : Non ce n'est pas attaché à la maladie mais au nom d'un chapeau du XVème siècle, l'accessoire de mode que chaque dame "branchée" se devait d'avoir.

ETRE LA LANTERNE ROUGE : Le dernier véhicule d'un convoi devait se signaler en plaçant une lanterne rouge à son arrière. Depuis c'est surtout le Tour de France cycliste qui a popularisé cette expression.

ETRE MEDUSE : Quoi de plus imagé que de qualifié quelqu'un qui est ébahi de médusé. Ce dernier mot se réfère à Méduse, figure mythique de la Grèce ancienne.

ETRE NE COIFFE : Signifie avoir de la chance. Autrefois les bébés qui venaient au monde avec un morceau de membrane foetale sur le crâne étaient sensés être mieux immunisés contre les mauvais sorts.

ETRE SOUPE AU LAIT : Trouve son origine dans la préparation de cette soupe qui nécessite une attention particulière afin d'éviter les débordements.

ETRE UNE BONNE POIRE : Illustre très bien quelqu'un de trop gentil et de naïf qu'on compare au fruit très juteux et tombant tout seul de la branche une fois mûr.

ETRE UNE PIPELETTE :
C'est Eugène Sue dans son roman "Les mystères de Paris" qui attribua ce nom à son personnage de concierge truculent. On féminisa pour les femmes concierges en "pipelette".


FAIRE CAVALIER SEUL : C'est une figure de la danse du quadrille qui se pratique en formation de quatre couples.

FAIRE CHOU BLANC : Certainement native du Berry cette expression est tirée du jeu de quilles. Un joueur qui ne parvenait pas à renverser une seule quille lors d'un lancer faisait coup blanc. L'accent faisant le reste, c'est devenu chou blanc.

FAIRE L'ANE POUR AVOIR DU SON : Moins populaire on dit aussi "faire l'âne pour avoir du foin". C'est donc paraître plus bête qu'on est pour parvenir à ses fins.

FAIRE LE PIED DE GRUE : Il suffit d'observer cet oiseau. La grue se dandine d'une patte sur l'autre mais ne se repose toujours que sur une seule.  Elle donne l'impression d'attendre avec impatience.

FICELE ou FAGOTE COMME L' AS DE PIQUE : En argot l'as de pique est synonyme de croupion. Il ressemble par sa forme à une volaille apprêtée pour la cuisson.

FIER COMME ARTABAN : Artaban est un personnage central d'un roman sobrement intitulé "Cléopâtre". Par ses outrances et ses forfanteries, cet arrogant bonhomme fut très vite adopté comme le parfait symbole de la fierté.

FUMER COMME UN POMPIER : Quand ils ne portaient pas encore de combinaisons, les pompiers se faisaient asperger d'eau avant d'entrer dans les flammes. Lors qu'ils en ressortaient toute leur silhouette fumait, conséquence de la vapeur dégagée par l'eau chauffée par le feu.


GAGNER SA PITANCE : Tiré de "pitié", c'est le nom que l'on donnait aux repas frugaux distribués aux indigents tels que les moines errants, les vagabonds, et surtout les forçats qui ne recevaient qu'un brouet de légumes bouillis.


HUILE DE COUDE : A l'apparition des premières machines industrielles, le graissage de leurs mécanismes devait être effectué souvent et par l'homme afin d'éviter le grippage et le manque de productivité.


JEUX DE MAINS, JEUX DE VILAINS : Cette expression remonte au Moyen-âge et découle directement des nombreux jeux et luttes à mains nues auxquels se livraient le bas peuple (vilains). Les nobles et les nantis répugnaient à regarder ces joutes justes bonnes pour les manants.


LACHER LA GRAPPE : Autrefois les chevaux des hollandais étaient, outre les fers, dotés d'un crochet antiglisse qu'ils appelaient "crappe".  En franchissant les frontières ce mot est devenu grappe, mais la notion de "crampon" s'est bien ancrée.

LA FIN DES HARICOTS : En temps de disette on consommait les réserves de ce légume, tout comme la fève, qui étaient normalement destinées au semis de nouvelles cultures.

LAISSER LE CHAT ALLER AU FROMAGE ou FAIRE PAQUES AVANT LES RAMEAUX : Se dit en parlant d'une jeune fille qui a cédé aux avances de son galant avant le mariage. Le fromage représente la tentation à laquelle ne résisterait pas longtemps une souris.

LA ROUE TOURNE : Dans la Rome antique Fortuna, déesse du hasard et de la chance, était presque toujours représentée avec la roue du destin qu'elle faisait tourner lorsqu'on la consultait. Sans doute qu'elle contrôlait discrètement la rotation en fonction de l'individu qu'elle avait en face d'elle…

LE JEU N'EN VAUT PAS LA CHANDELLE : A la fin du XVIème siècle, pour pouvoir jouer aux cartes  dans une taverne ou au domicile d'un des joueurs, la lumière était payante. Si une mise était trop faible, on disait que le jeu n'avalait pas la chandelle.

LES CAROTTES SONT CUITES : La carotte était jadis réputée le légume des pauvres. Ne se nourrir que de ce légume signifiait que l'on était vraiment fauché et sans espoir de retour à une vie normale. Ainsi, par extension, quand quelqu'un allait mourir on disait donc que les carotte étaient cuites.


MANGER DE LA VACHE ENRAGEE :
La disette qui faisait rage au XVIIème siècle conduisait les pauvres à manger n'importe quoi, y compris de la viande de vaches atteintes de maladies et/ou réformées pour la consommation.

MANGER LE SEC ET LE VERT : Tire son origine de la Champagne et désigne quelqu'un d'impatient capable de manger les haricots de son jardin avant qu'ils ne deviennent mûrs et secs.  On dit aussi parfois "manger son blé en herbe".

MENER UNE VIE DE PATACHON :  Expression datant du XIXème siècle et désignant le cocher d'une diligence du nom de patache. Ce métier obligeait à toujours être sur les routes et souvent mener mauvaise vie aux escales. Leur réputation de coureurs de jupon et de gros buveurs les précédait toujours.

METTRE AU CLOU : Dès sa création le crédit municipal ou mont de piété, ou encore appelé familièrement "chez ma tante",  a  eu un très vif succès. Rappelons le principe. On fait estimer un objet et on reçoit la somme déterminée. L'objet est consigné et nous sera restitué quand on remboursera cette valeur augmentée d'un très faible intérêt. Les objets ainsi laissés en dépôt étaient le plus souvent suspendus à des clous.

METTRE LES PETITS PLATS DANS LES GRANDS : L'hôtesse voulant épater ses convives et mettre en valeur ses meilleures réalisations culinaires les servait dans les plus grands plats possibles. Cette tradition remonte au XIXème siècle.

METTRE SUR LE TAPIS : Remontant au  XVIème siècle cette expression était issue du tapis de jeu et voulait dire "entamer un débat" ou "mise en jeu". Aujourd'hui plus modérée on l'utilise plutôt pour rappeler ou revenir sur un sujet.

MI-FIGUE, MI-RAISIN : On l'emploie quand on est partagé entre deux sentiments. Elle nous viendrait de Venise au temps où cette ville commerçait les raisins de Corinthe si recherchés et au goût inimitable. Mais aussi très chers, ce qui conduisait de nombreux marchands à y mêler discrètement des fruits beaucoup moins nobles tels que des figues séchées qui pouvaient -une fois en morceaux- se confondre avec les raisins secs tant estimés.

MONTER SUR SES GRANDS CHEVAUX : Jadis  les chevaliers qui allaient guerroyer échangeaient leurs chevaux d'apparat pour des plus grands que l'on appelait destriers.

MON ŒIL : Apparu sous le Second Empire, c'était une pratique de filou qui consistait à vous demander de fixer attentivement le regard de votre interlocuteur pendant que celui-ci en profitait pour vous dépouiller ou simplement vous jouer un tour. Si vous connaissiez le coup, vous vous écriiez alors "Mon œil !' lui signifiant ainsi que vous n'étiez pas dupe.


NE PLUS AVOIR UN RADIS : Dans les tavernes et les estaminets on offrait fréquemment des radis en guise de mise en appétit des clients.  Sa forme souvent ronde rappelait celle des sous, petite monnaie de l'époque et a aussi été à l'origine d'une autre expression signifiant fauché "ne pas avoir un rond".


OCCUPE-TOI DE TES OIGNONS : Dans plusieurs provinces, mais la plus évoquée est l'Auvergne, les femmes cultivaient les oignons sur un petit bout de jardin bien à elles. Elles les vendaient ensuite se faisant une petite cagnotte. Un mari qui ne voulait que sa femme se mêle de ses affaires lui assénait alors "occupe-toi de tes oignons".


PAYER EN MONNAIE DE SINGE : Au moyen-âge, pour franchir sans payer les péages instaurés à l'entrée des villes, il était d'usage que les bateleurs fassent exécuter quelques acrobaties devant les préposés. Depuis on a coutume d'évoquer ce moyen de paiement très "particulier".

POIREAUTER (DES HEURES) : C'est un amoureux transi qui a lancé cette expression devenue si populaire. Il attendit en vain sa belle pendant des heures et avait en tête cette impression d'être tel un poireau dressé bien droit dans le vent, immobile et insensible.

POSER UN LAPIN : Cette expression signifiait à son origine au XIXème siècle ne pas payer la prestation d'une prostituée.
Plus largement développée elle deviendra symbole du non respect d'un contrat pour finalement aboutir à son sens actuel de rendez-vous non honoré volontairement.

PRENDRE LA CLE DES CHAMPS : Les champs à perte de vue, comme l'océan sont le meilleur symbole de l'infinie liberté. Avoir le droit de courir au travers c'est obtenir la clé.

PRENDRE UNE VESTE : C'est au cours du XIXème siècle qu'on a emprunté à la belote le terme capot pour qualifier quelqu'un de ruiné. Puis ça a dévié en capote, mot qualifiant un coup porté à un antagoniste pour le battre mais surtout un manteau militaire. Et enfin ce nom a été associé à veste.


QUI DORT DINE : Cette expression était affichée par beaucoup d'aubergistes sur le pas de leur porte pour signifier aux clients qu'ils étaient tenus de prendre leur repas à l'auberge s'ils voulaient avoir une chambre. Une demi-pension imposée avant l'heure en quelque sorte.


RAMENER SA FRAISE : Datant du règne d'Henri IV, la fraise était cet accessoire de mode qui enserrait le cou des gentilshommes et était formé de multiples pliures de tissu. Celui qui voulait toiser bombait le torse et redressait la tête pour bien mettre en évidence sa fraise.

RECEVOIR UN SAVON : Jusqu'à il n'y a pas si longtemps (3 ou 4 siècles), il était plus que rare de se laver les cheveux plus d'une fois par an. Autant dire qu'il fallait frotter dru pour que ce lavage ait une efficacité certaine.  Ce processus devait être si désagréable qu'il  a été associé à "disputer ou réprimander".

REMEDE DE BONNE FEMME : Tire son origine de "fame" qui signifiait réputation. Un remède de bonne fame était donc un remède ayant bonne presse et bien connu. Fame a aujourd'hui disparu du vocabulaire et est remplacé par fameux. Ces remèdes se transmettant de générations en générations, c'est tout naturellement que son homonyme femme a pris sa place

RENTRER BREDOUILLE : On disait d'un joueur de trictrac qu'il était mis en bredouille lorsqu'il perdait une partie sans avoir même jeté ses dés.

REPRENDRE DU POIL DE LA BETE : On a longtemps cru que pour soigner une blessure provoquée par la morsure d'un animal, il convenait de récupérer quelques uns de ses poils pour la recouvrir.

RONGER SON FREIN : Le frein est un élément des mors des chevaux, celui qu'ils mordillent, qu'ils essaient de ronger…

RUBIS SUR L'ONGLE : A l'origine c'était le test que s'imposaient les gros buveurs pour contrôler qu'ils n'étaient pas ivres. Ils récupéraient la dernière goutte sur un ongle et celle-ci devait y rester sans couler.


SECOUER LE COCOTIER : On attribue cette expression, qui signifie éliminer les incapables, à certaines tribus polynésiennes qui se débarrassaient des vieillards devenus incapables de monter en haut des cocotiers.

SECRET DE POLICHINELLE Ce bossu, personnage incontournable de la Commedia Dell'arte est à l'origine de cette expression. Polichinelle se traduit de l'italien par poussin. Les piaillements de l'animal ont par analogie étaient comparés à quelqu'un de volubile et qui colporte les secrets confiés.

SE TROUVER SANS SOU NI MAILLE : Se retrouver dans la panade. La maille était la valeur la plus faible de la monnaie, elle valait un demi denier; le sou ne valait guère plus.

SUCRER LES FRAISES :  Désigne quelqu'un de tremblotant, et quelquefois n'ayant plus toute sa raison. L'origine est la même que pour "RAMENER SA FRAISE". Datant du règne d'Henri IV, la fraise était cet accessoire de mode qui enserrait le cou des gentilshommes et était formé de multiples pliures de tissu. Les barbiers utilisaient de l'eau sucrée pour faire tenir les cheveux et les barbes des nobles. Après évaporation de l'eau le sucre s'agglutinait sur les fraises.

S'Y CONNAITRE DANS LE BEURRE DE BIQUE : D'origine du Poitou, cette expression qualifie quelqu'un qui s'immisce dans une conversation sans rien savoir du sujet débattu. On dit parfois aussi "parler comme un livre déchiré".


TENIR LA CHANDELLE : Les malheureux servants devaient éclairer les ébats de leurs maîtres en tournant le dos évidemment… Heureusement que l'électricité est apparue !

TETE DE TURC : Être le souffre-douleur de quelqu'un. Vous avez certainement déjà vu dans des fêtes des appareils équipés d'un punching-ball et sur lesquels les promeneurs se défoulent en frappant dessus le plus fort possible afin de faire monter une règle graduée dont le plus haut niveau était une tête enturbannée.

TOMBER DANS LE PANNEAU : Utilisé par certains chasseurs indélicats c'est un filet que l'on tend et vers lequel on rabat le malheureux gibier.

TOMBER EN RIDEAU : Tomber en panne. On disait souvent aussi "tomber en rade". Tire son origine de l'abaissement du rideau au théâtre lorsque la représentation est finie.

TOMBER DANS LES POMMES : S'évanouir. Aucun rapport avec le fruit. Vient de pâmoison qui signifie ressentir une émotion tellement forte qu'on défaille. Malicieusement transformé de pâme en pomme.

TOUT DE GO : Dire directement et spontanément. A son apparition signifiait surtout avaler d'un coup. Rien à voir avec le verbe anglais "to  go" mais tiré de gob qui était un dérivé familier de gober.


VIDER SON SAC : Dire tout ce que l'on a sur le cœur, se soulager.  Jadis les avocats trimballaient tous leurs documents enroulés et fermés d'un ruban dans un grand sac. Au moment de plaider ils le vidaient sur la table.
 

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Dernière mise à jour samedi 12 avril 2014

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